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Une
famille pour des frères et surs orphelins
ou privés de parents
SOS Villages d'Enfants
a célébré le cinquantenaire de
sa fondation nationale en 2006 :
- le 24 juin à Busigny
- le 9 novembre à l'Unesco, à Paris
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Photo - Busigny, 24
juin 2006. De droite à gauche,
Pierre Pascal, Laurence Ferrari,
Anny Duperey et Gilbert Cotteau.
La situation
dévoilée par un incident scolaire |
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-"
Vous me mettez zéro parce que je suis orphelin."
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e 7
octobre 1953, Gilbert Cotteau - professeur d'enseignement
général (lettres) au centre d'apprentissage
des métiers de l'ameublement à Saint-Quentin,
Aisne - rend la première rédaction corrigée
de l'année à ses élèves,
apprentis ébénistes, sculpteurs ou tapissiers.
L'un d'eux proteste :
- Vous me
mettez zéro parce que je suis orphelin.
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Après le cours, le garçon lui apprend
que ses parents se sont tués en voiture quelques
mois auparavant, laissant six frères et surs
âgés de trois à quinze ans immédiatement
placés dans des sections différentes
d'un même orphelinat où ils ne se voient
pratiquement pas.
Le jeune enseignant découvre une situation
qui lui est quasiment inconnue ; choqué, il
s'interroge : "
Au moment où disparaissent le père et
la mère, pourquoi faire éclater la fratrie
? ". |
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La
réponse
dans la Voix du Nord |
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Six jours plus
tard, coïncidence insolite, un article paraît
dans La Voix du Nord. Signé par le grand reporter
José Hanu, il est intitulé : En
Autriche, dans un village de montagne, un moderne Saint
Vincent de Paul donne un toit et une famille aux petits
orphelins. Il raconte
qu'en 1949, Hermann Gmeiner, alors âgé
de 30 ans, a fondé à Imst, Tyrol, un SOS
Kinderdorf.
En un instant, Gilbert fait le rapprochement avec l'incident
de la semaine précédente. La conclusion
du journaliste le secoue :
" Ne serait-il pas souhaitable qu'un Français
reprenne cette idée généreuse,
qu'un Village des Enfants naisse également chez
nous ? ". |
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L'idée de Hermann Gmeiner :
des frères
et surs orphelins doivent être confiés
à une " mère SOS ", vivre ensemble
dans une maison familiale (au sein d'un village d'enfants),
fréquenter les écoles et clubs de la ville
voisine.
Deux innovations importantes
:
ne plus séparer les enfants d'une fratrie ;
leur éviter une existence collective en établissement.
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Le soir même,
il montre le journal aux membres du Cercle Espérantiste.
Puis il télégraphie et écrit à
Hermann Gmeiner auquel il demande rendez-vous pendant les
très proches vacances de la Toussaint. Le dimanche
1er novembre, il est chaleureusement reçu à
Imst, Tyrol : " Vous
êtes, lui dit son hôte, le premier étranger
à l'Autriche à vouloir prendre le risque de
s'engager dans cette aventure ".
En un mois, trois événements ont fait
basculer sa vie :
- 6 octobre, découverte de l'éclatement
des fratries d'orphelins
- 13 octobre, lecture du reportage sur SOS Kinderdorf
- 1er novembre, rencontre avec Hermann Gmeiner et visite
du 1er village d'enfants embryonnaire d'Imst
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En
un mois, trois événements
ont fait basculer sa vie.
Il a 22 ans. |
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De retour en France, les membres du Cercle
espérantiste approuvent dès le 3 novembre sa
décision : construire un Village d'Enfants SOS à
Busigny. Quarante-huit heures plus tard, il fête ses 22
ans.

L'action
qui lance SOS Villages d'Enfants en France |
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L'histoire
de SOS Villages d'Enfants ressemble à une équipée
romanesque. |
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En dépit de fréquentes embûches
et de la survenue fin 1955 de la guerre d'Algérie, Gilbert
ne relâche pas, quinze années durant, sa volonté
quasi obsessionnelle de réussir son projet : il y parvient
grâce aux multiples concours qu'il entraîne. Il insiste
toujours sur ce point :
" On ne réussit rien tout
seul ! "
Courant 1954, Odette Nollet, veuve sans enfant, à la personnalité
extraordinaire, propose de devenir la première mère
SOS. Pour gagner du temps, elle met à disposition gracieuse
de l'association sa maison normande de Connelles, près
de Louviers, qu'elle aménage. La rencontrer au début
de sa route est d'une importance capitale pour Gilbert.
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Odette Nollet et ses enfants,
à Connelles fin 1955 |
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Le
27 octobre 1955, elle accueille la toute première fratrie
de huit enfants de SOS Villages d'Enfants ; quelques
années plus tard, elle déménage à
Rouen pour faciliter leurs études et leur insertion
professionnelle.
C'est ensuite, entre 1957 et 1959, l'ouverture des maisons
du village d'enfants SOS de Busigny. A peine terminé,
une dynamique de développement s'enclenche : dans
la décennie qui suit, d'autres villages sont successivement
construits dans le Nord et l'Est, plus tard à Marseille.
L'éventail et le volume des tâches à
accomplir sont pourtant considérables : acquisitions
de terrains, collectes progressives de fonds, constructions
de maisons, contrats avec des sociétés d'HLM,
sélection des mères SOS et accueil des enfants.
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L'association française est la 1ère au monde
à avoir repris l'idée d'Hermann Gmeiner
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Périodiquement, Gilbert rappelle solennellement le caractère
laïque de l'association, profondément respectueux
des engagements et opinions de chacun, mais libre
de toute attache confessionnelle, philosophique, idéologique,
toujours réaffirmé depuis le début.
En 1969, quinze ans après son
lancement, l'acquis de l'association française est significatif
:
383 enfants sont accueillis dans 49 maisons
un foyer de jeunes travailleurs et étudiants fonctionne
à Reims
120 000 donateurs privés la soutiennent
les services de l'Etat lui versent une indemnité journalière
pour chaque enfant
Le Gouvernement lui accorde la reconnaissance
d'utilité publique le 8 mai 1969.
Quelques mois plus tard, Gilbert cesse ses fonctions de développeur
de l'association française.
A 38 ans, il a besoin de réfléchir
avant de rebondir.

Pour le plaisir de vous
l'écrire
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Les années pionnières
Gilbert est envoyé en Algérie début
novembre 1956, comme des centaines de milliers d'appelés
français (durée de son service 27 mois).
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Alger, septembre
1958. De gauche à droite, la
Comtesse Ladislas du Luart
(" Marraine ") qui dirige le centre militaire
de détente qu'elle a créé, Gilbert
qui l'interviewe pour le journal Bled, le capitaine
Albert Oriol, commandant
en second du journal. |
- Odette Nollet, à
quarante-quatre ans, est dotée d'un amour équilibré
des enfants, d'une expérience de la vie sociale,
d'un génie de l'agencement pratique, d'une ouverture
d'esprit infinie et d'un humour décapant, aussi Gilbert
l'associe étroitement au recrutement des futures
mères qu'elle recevra en stage.
- Jeannine Cotteau. Elle
seconde Odette Nollet, victime d'une fracture d'une clavicule,
en devenant son aide familiale bénévole durant
les 18 mois qui suivent l'arrivée des huit enfants.
Comme épouse de Gilbert, elle lui apporte un soutien
indéfectible tout au long de l'édification
de SOS Villages d'Enfants.
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- Concours bénévoles
qui perdureront.
Le grand-oncle de Gilbert le confectionneur Elisée
Douez, l'imprimeur Pierre Gernez, l'architecte Jacques
Houriez, le professeur cardiologue Alfred Lorriaux,
l'entrepreneur de bâtiment Julien Stoclet et le
directeur d'agence bancaire Abel Véchart sont
les premiers à s'engager, contribuant à
établir la crédibilité du projet. |
Photo - Busigny, 1959.
Gilbert (à son retour d'Algérie) et son grand-oncle
Elisée Douez
s'adressent aux habitants de la commune (cinéma Le
Sélect)
- Relations fraternelles.
Hermann Gmeiner vient souvent en France (à l'occasion
d'une conférence de presse, pose de première
pierre ou inauguration de maison). Gilbert séjourne
souvent en Autriche. Des relations amicales " éternelles
" se nouent rapidement entre eux.
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Gilbert Cotteau et Hermann Gmeiner |
- Porte à porte
chez les habitants des villages du Cambrésis : chaque
dimanche, sous la pluie ou dans le froid, sous le soleil
ou dans la neige, les chevau-légers du Cercle Espérantiste
grimpent sur le plateau de la camionnette d'un jeune artisan
et proposent des billets de tombola ou une adhésion
à l'association.
- Cartes postales. Vente
de milliers puis de millions, mises sous enveloppes par
les espérantistes et leur parenté, dans les
écoles publiques de l'Aisne, puis du rectorat du
Nord, enfin dans 25 000 écoles du territoire national.
- Bals et événements
sportifs dans de nombreuses localités nordistes
et picardes, à l'initiative d'une quarantaine de
comités de soutien qui deviennent d'efficaces relais
d'opinion et d'adhésions.
- Paule Guilbert
a été l'une des premières à
répondre à l'appel de Gilbert aux membres
du corps enseignant de l'Aisne : elle a constitué
un comité de soutien à La Fère, puis
à Saint-Quentin.
Linz, Autriche, 8 août 1956.
- Paule Guilbert et Odette Nollet et Paule Guilbert et Hansheinz
Reinprecht
- Campagnes de collectes
de fonds peu coûteuses, productives, quasiment
sans concurrence, utilisant des mots de tous les jours pour
dire la réalité des choses, prudemment lancées
sur les conseils de ses alliés autrichiens. En dix
ans, 80 000 adhérents s'engagent à verser
une cotisation annuelle régulière.
- Le Docteur Albert Schweitzer
reçoit Gilbert à Lambaréné en
janvier 1959

- Démarches auprès
de dirigeants et de comités d'entreprises.
En dix ans, plus de 20 000 ouvriers d'usines du Nord offrent
chaque mois ¼ d'heure de leur salaire.
- Des Rotary Clubs et Lions Clubs
des régions du Nord et de l'Est financent, à
partir de 1962, une ou plusieurs maisons des nouveaux villages
d'enfants SOS en construction.
- Des personnalités
apportent leur soutien moral. Au fil du temps, Geneviève
de Gaulle Anthonioz, Pierre Mendès-France, le général
Charles de Gaulle, Félix Houphouët-Boigny (alors
ministre français de la Santé publique), les
artistes Gérard Philipe, Bourvil, Gisèle Casadesus,
Joséphine Baker, Raymond Devos, Fernandel, Charles
Aznavour, les Frères Jacques, Michèle Morgan,
les écrivains Gilbert Cesbron et Louis Guilloux,
et bien d'autres reçoivent Gilbert, lui écrivent,
deviennent donateurs.
- Philippe Guerri devient
secrétaire général de SOS Villages
d'Enfants en 1965, secondant efficacement Gilbert.
- Le cinéaste François
Truffaut le rencontre de temps à autre. Il
l'associe à une émission radiophonique d'une
journée complète sur France-Culture (un dimanche
d'avril 1967).
- Le film Madeleine
et ses enfants de Paul Seban est programmé
par la télévision française dans l'émission
Les Femmes aussi d'Eliane Victor (5 février 1968).
Il est disponible à l'Institut National de l'Audiovisuel
(INA).
- Etre appelé " Tonton
Gilbert " par les enfants (et par leurs mères
SOS par commodité) ne recouvre pas une fiction. Le
lien créé s'inscrit dans la durée des
existences. L'exemple le plus significatif est celui de
Viviane, accueillie bébé avec ses frères
et surs, par Monique Pouliquen.
- Chevalière
(SOS Kinderdorf Ring) - Pour susciter un sentiment
de fierté et d'appartenance commune à un mouvement
international au service des enfants orphelins, Hermann
Gmeiner a imaginé la remise solennelle d'une chevalière
frappée du logo SOS Villages d'Enfants aux personnes
pleinement engagées depuis un certain temps. A l'occasion
d'une assemblée générale réunie
au village d'enfants de Hinterbrühl, près de
Vienne, il la confère à Gilbert, lui précisant
qu'il devra à son tour la remettre publiquement en
France.
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Les années d'essor
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Pierre Pascal préside l'association
française depuis 1993.
Né la même année
que Gilbert, qui voit le jour dans une famille modeste baignée
de tendresse, son destin est différent. Nouveau-né,
il est confié à une nourrice : - " J'avais
cinq jours quand elle m'a accueilli. Je suis resté
près d'elle pendant dix ans, jusqu'à mon départ
au lycée où je suis interne. Je pense souvent
à elle et n'oublierai jamais que ce que je suis,
je le dois d'abord à cette mère nourrice et
à mon maître d'école". Après
de brillantes études, une carrière de haut
fonctionnaire s'ouvre devant lui. Cet homme, qui connaît
par sa propre histoire personnelle la souffrance d'enfants
privés de parents et séparés de leurs
frères et soeurs, accepte la présidence de
SOS Villages d'Enfants, conscient des rapides et profonds
changements de la société française
: - " Pour ces enfants orphelins ou délaissés
par leur famille, la vie est de plus en plus difficile.
Je veux rendre aux autres ce que les uns m'ont donné
". |
La comédienne Anny Duperey
est Marraine de l'Association :
" Séparée
depuis l'enfance de mes parents et de mon unique sur,
je sais quelle souffrance et quelle solitude peut ressentir
un enfant privé des siens. C'est pourquoi je soutiens
SOS Villages d'Enfants en France et dans le monde. Donner
une nouvelle vie de famille à un enfant en danger,
lui permettre de vivre avec ses frères et surs,
avec une mère SOS, dans un environnement stable
et chaleureux
C'est la plus belle façon
de lui redonner une chance et surtout une enfance ".
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La journaliste Laurence Ferrari
en est l'Ambassadrice :
" M'engager aux côtés
de l'association SOS Villages d'Enfants me tient très
à cur. Le malheur qui peut frapper les enfants,
la maltraitance, m'ont toujours beaucoup touchée
et heurtée. Aujourd'hui, j'ai la possibilité
de mettre ma notoriété au service d'une cause
légitime ". |
Le footballeur Robert Pires
en est également l'Ambassadeur :
" Nous avons vécu
plus d'une fois des moments magiques avec les enfants
des villages d'enfants SOS, surtout à Marseille
où je suis allé plusieurs fois. En tant
que footballeur, j'espère les faire rêver.
Pour moi, cela signifie les faire sortir de leur quotidien,
les accompagner pour des loisirs, des sorties, leur offrir
des moments de plaisir partagé, même si cela
ne dure pas longtemps ".
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Aujourd'hui en France :
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13 villages d'enfants SOS existent
à Busigny, Calais, Carros, Châteaudun, Digne-les-Bains,
Jarville, Marange-Silvange, Marly-les-Valenciennes, Marseille,
Neuville-Saint-Rémy, Papara, Plaisir, Sainte-Luce-sur-Loire,
et un 14ème est en projet à Persan.
Trois établissements aident des jeunes en difficulté
à s'insérer dans la vie active.
L'association est présidée
par Pierre Pascal. |
Actualité 2008. Une étude d’une chercheuse de l’Inserm
confirme la justesse de la vocation de SOS Villages d’Enfants.
Un article paru le 20 avril 2008 dans « Le Parisien » souligne qu’un enfant placé s’en sort mieux s’il reste avec ses frères et sœurs. La journaliste Florence Deguen rapporte le travail de fourmi accompli pendant quatre ans par Annick-Camille Dumaret, ingénieure à l’Inserm. Son étude, cofinancée par la Direction générale de la Santé, confirme ce que les animateurs de SOS Villages d’Enfants ont toujours su : les enfants placés avec leur fratrie s’en sortent plutôt mieux que ceux séparés et disséminés dans des foyers ou des familles d’accueil classiques.
La chercheuse a retrouvé plus de 120 adultes, tous élevés par des mères SOS à Marseille et bien sûr tous ensuite lâchés dans la nature, pour beaucoup mariés et eux-même parents … Plus des trois quarts d’entre eux sont insérés socialement et professionnellement, ce qui les rapproche de la population générale. « Un petit nombre d’entre eux, 15%, a eu des difficultés à la sortie du village, surtout les garçons. Mais l’entraide entre les frères et sœurs semble avoir beaucoup joué. Tous considèrent aujourd’hui qu’ils ont eu de la chance de rester ensemble ». Le président de l’association Pierre Pascal fait part de sa satisfaction : « Pour nous, il a toujours été évident que maintenir le lien entre frères et sœurs pouvait étayer leur reconstruction. Mais jamais nous n’avions encore évalué le bien-fondé de cette certitude. Cette étude nous conforte et va nous permettre d’évoluer ».
Car il reste des choses à améliorer, notamment dans l’accompagnement de la scolarité, la moitié de ces « anciens » regrettant d’avoir dû arrêter trop tôt leurs études … et de fait, ils comptent deux fois moins de cadres moyens et supérieurs que dans le reste de la population. Cette étude est donc une belle approbation, mais aussi un encouragement à faire toujours mieux.
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